La libellule et la dragonne

La libellule et la dragonne

Réponse aux questions posées pour le 7 août:

Mes chers enfants. Vous vous inquiétez. Cela semble légitime dans certains cas, on ne sait jamais ce que le futur nous réserve. Sachez que nous, Anges, vous accompagnons à chaque pas si vous le demandez. Nous serons toujours présents tant que vous nous accueillez dans vos vies.

Vos demandes aujourd’hui sont nombreuses et diverses et nous vous en remercions. Nous allons répondre à chacun dans votre cœur en vous partageant cette histoire.

Il était une fois une petite libellule nommée Rémi qui s’inquiétait de son avenir. Surprenant pour une libellule me direz-vous, n’est-elle pas censée voler, manger, se reproduire? Mais voilà, ce n’était pas une libellule comme les autres. Elle avait conscience qu’elle pouvait donner un sens à sa vie. Mais que faire quand on est libellule pour réussir ce challenge ? Elle essaya bien d’en parler autour d’elle au gré de ses rencontres en demandant à chacun quel était le but de leur vie. « Faire du miel » lui répondit l’abeille, « déployer mes ailes de papillon » lui dit la chenille, « voler, manger, me reproduire » lui dit encore la guêpe. Tous semblaient d’accord que cette question n’avait pas beaucoup de sens et Rémi se sentait perdu. Pourquoi était-il le seul à se poser ce genre de question ? C’était venu d’un coup, un matin, au lever du soleil. Il s’était senti tellement bien à sentir la chaleur sur ses ailes que soudain il en voulut plus. Il se dit qu’il voulait vivre chaque instant de sa vie aussi intensément que ce matin là, avec le même bonheur au cœur.

Alors pour trouver ce bonheur, il décida qu’il lui faudrait une compagne, une belle libellule qui lui soit fidèle. Il ne voulait plus s’accoupler au gré de ses rencontres, il voulait quelque chose de plus, un sentiment qu’il n’arrivait pas encore à définir. Mais il faudrait aussi que dame libellule veuille donner un sens à sa vie, comme lui. Alors à chaque femelle qu’il rencontrait, au lieu d’entamer avec elle une danse de séduction, il lui parlait de la chaleur du soleil sur ses ailes ce matin là, de l’importance d’être heureux et comment le rester toute sa vie de libellule. Mais clairement ces dames n’étaient pas très réceptives. A partir du moment où elles comprenaient qu’il ne s’accouplerait pas avec elles, elles le dédaignaient et le plantaient là avec ses rêves incompréhensibles. Rémi pensa baisser les ailes, renoncer à ce rêve mais il ne voulait pas abandonner l’idée du bonheur. Il en était là de ses réflexions quand il se retrouva face à une immense dragonne d’eau. La bête était énorme par rapport à lui, mais il perçut qu’elle le regardait d’un œil doux et profond. Rémi se posa sur une feuille non loin d’elle et lui rendit son regard. « Quelle drôle de rencontre » songea-t-il.

Soudain, il entendit la voix de la dragonne dans sa tête. Les animaux communiquent plutôt par images et même s’il savait cela possible, son premier réflexe fut de fuir. La dragonne se tut et attendit, toujours posant sur lui ce regard apaisant. Alors il se raisonna. Cet animal, même énorme, était végétarien, il le sentait. Il ne risquait rien. Ce n’était pas un oiseau ou un prédateur. Mais cette voix ! Elle était tellement grave et profonde qu’il s’était senti vibrer de la tête jusqu’au bout de ses pattes.

« Bonjour, lui dit la Dragonne lorsqu’il fut revenu sur la feuille. Je m’appelle Eludil. Tu me sembles bien perplexe pour une libellule. Que t’arrive-t-il ? »

Rémi la regarda, interdit. Comment savait-elle ce qu’il se passait dans son esprit ? Comment avait-elle pu sentir ses doutes et ses peurs, elle, la dragonne que rien ne devait effrayer ? Il réalisa soudain qu’il la regardait la gueule ouverte et il saisit un éclair d’amusement dans le regard d’Eludil. Il se reprit, essaya de trouver une pose qui le mettait en valeur et lui répondit :

« Bonjour Eludil, je m’appelle Rémi et je cherche le bonheur.

– Quelle merveilleuse quête, lui répondit-elle. Et où le cherches-tu, ton bonheur ?

– Et bien… » hésita-t-il un peu gêné. Il se demandait ce que la dragonne penserait de son idée de la fidélité. « J’aimerais trouver une compagne libellule qui me ressemble, voir mes petits grandir et leur apprendre ma façon de voir la vie.

– Ça alors ! Tu es la première libellule que j’entends réfléchir ainsi. Et pourtant j’en ai vu des libellules en mille ans d’existence. Comment en es-tu arrivé à te dire qu’il te fallait une seule compagne ? Ce n’est pas dans ta nature. »

Rémi ne savait que répondre. Il avait toujours été observateur. Il avait ainsi remarqué que certains animaux étaient plus fidèles et l’idée lui avait plu. Il réalisa soudain qu’avoir une seule compagne toujours présente à ses côtés lui permettrait de ne plus devoir chercher à s’accoupler, de ne plus se demander s’il aurait la chance de trouver une femelle pour satisfaire ses besoins. C’était ça « le plus » qu’il voulait : ne plus avoir peur de ne pas trouver ce dont il avait besoin.

Eludil l’observait de son regard doux et profond, suivant avec intérêt les méandres de ses réflexions. Rémi s’en rendit compte. Il lui demanda:

– N’as-tu jamais peur, toi qui es si puissante et que rien ne peut arrêter ?

– J’ai des limites, comme tout le monde. Et j’ai eu peur autrefois. Lorsque nous étions en guerre avec les hommes, j’avais peur pour mes enfants, pour mon peuple. Je me demandais quel avenir la vie allait bien pouvoir leur réserver.

– La guerre avec les hommes ? interrogea Rémi. C’était donc vrai.

– Hélas, oui ! Et nous ne sommes plus que quelques dragons éparpillés de par le monde. C’était il y a bien longtemps, dans ma jeunesse. Et tous mes dragonneaux ont été tués.

– Mais c’est affreux ! dit-il la regardant, désespéré. Puis il ajouta : tu as des prédateurs toi aussi ?

– Notre race s’éteint. Je suis la dernière dragonne d’eau. Je voulais le bonheur moi aussi, pour moi, pour les miens. J’en voulais plus et je me suis jetée à corps perdu dans la bataille. Nous perdions du territoire et je voulais de l’espace pour mes petits. Je voulais qu’ils puissent vivre, manger et se reproduire en toute liberté. J’y ai travaillé d’arrache pied, y donnant toute mon énergie, mes crocs et mes griffes. Pour rien. Même pire: j’ai tout perdu.

– Mais alors, lui dit Rémi songeur, tu n’as pas trouvé le bonheur que tu cherchais ? Est-ce une quête vaine ?

– Oh si, j’ai fini par le trouver. J’ai passé un pacte avec les hommes pour avoir un territoire qui me convienne, qui ne les empêche pas de s’expanser comme ils le veulent et je crois qu’il ont fini par m’oublier. J’ai mis deux siècles à me remettre de mes blessures physiques et morales. Je n’avais plus rien à perdre, mais plus personne non plus à qui parler, avec qui jouer, folâtrer. Plus personne à aimer.

– Aimer ? demanda la libellule.

– Comme cette compagne fidèle que tu souhaitais. C’est de l’amour. Un sentiment qui te porte et t’enthousiasme. Un sentiment qui te fais sentir vivant. Si je l’avais compris plus tôt, je ne me serai pas autant battue.

– Pourquoi ? Ce n’était pas de l’amour de te battre pour les tiens ?

– Non, c’était de la vengeance, de la rage et du désespoir. Mais pas de l’amour. Ce que j’ai fini par comprendre, c’est que j’ai attiré cette situation de guerre. Je n’étais pas mauvaise, juste décalée de moi. Et à trop chercher ce bonheur dans ma descendance, dans la nourriture, dans la satisfaction de mes désirs, je suis devenue quelqu’un qui passe à côté de sa vie.

– Mais alors, où dois-je le chercher le bonheur ? S’il n’est pas dans le partage d’une vie avec une jolie libellule fidèle, dans la sécurité d’une nourriture abondante, dans la joie de voir ses petits grandir et envahir le monde, où est-il ?

– Dans ton cœur. Quand tu arrêtes de douter et que tu fais tes choix. Quand tu laisses la vie te guider. Quand tu laisses le soleil te réchauffer et les êtres qui te ressemblent venir à toi.

– Tu crois qu’on se ressemble ? lui demanda Rémi. Cette idée était vraiment amusante, lui si petit et elle tellement immense.

– Oh oui ! On se ressemble. Moi aussi j’ai cherché ce « plus » dans ma vie. J’ai capté ça quand je t’ai vu et je me suis dit qu’en te parlant de mon expérience, je te ferai peut-être gagner du temps.

– Je te remercie, je vais réfléchir à tout ce que tu m’as dit. Est-ce qu’on pourra se revoir ?

– Je ne bouge plus trop de ce lac maintenant. Chaque fois que tu voudras me voir, viens te poser sur cette feuille et pense fort à moi, je sentirai ta présence.

– Merci Eludil, je suis vraiment touché que tu aies pris du temps pour moi.

– Cela m’a fait plaisir. Maintenant, je vais chercher de quoi manger, c’est un plaisir sans pareil de dénicher mes plantes favorites. A bientôt Rémi, prends soin de toi !

– A bientôt Eludil ! Et merci pour tout.

Et il s’envola. Eludil l’observa encore un instant. Son vol semblait un peu plus assuré, même s’il était encore perplexe. Quel drôle de petit être ! Si elle avait pu imaginer un jour philosopher avec une libellule, à coup sûr elle se serait traitée de folle !

Rémi, lui ne savait que penser. Mais il réalisa que la faim le tiraillait aussi se mit-il en chasse. Il prit un plaisir intense à pourchasser quelques mouches et fourmis volantes et réalisa soudain que s’il essayait de faire un élevage de mouche comme il l’avait imaginé un moment, jamais il ne pourrait prendre autant de plaisir ! Il en était là de ses réflexions quand une magnifique femelle s’approcha de lui. Il entama une danse de la séduction avec elle et un grand bonheur l’envahit quand ils s’accouplèrent. Il n’en revenaient pas. Il se sentait aussi bien que ce matin là, au soleil, en faisant exactement ce qu’il était censé faire, voler, manger et se reproduire. Mais pourquoi avait-il voulu plus ? Il se sentit apaisé. Il repensa à Eludil, vola au dessus du lac en rase motte – une sensation délicieuse décidément – et il pensa très fort : « Eludil, j’ai compris ! »

 

Les réponses à vos questions se trouvent là, dans la présence à ce que vous faites. Etes-vous totalement en accord avec qui vous êtes dans vos choix ou cherchez vous en plus car vous avez peur – de manquer, de ne pas bien faire, de ne pas être parfait(e) ? Que choisissez-vous de vivre et comment ? Faites confiance à la vie et chaque acte que vous poserez sera le bon, et chaque choix que vous ferez vous mènera dans la meilleure direction pour vous.

Je vous propose, moi, Ange Diri, de vous accompagner chaque jour de cette semaine puisque vous avez fait une demande particulière. Pour cela, appelez-moi le matin à votre réveil. Appelez-moi dans la journée si vous vous sentez en difficulté. Prenez trois grandes inspirations, posez-moi votre question, en rapport avec la demande initiale et je vous guiderai dans vos choix.

Souriez à la vie, remerciez de ce qu’elle vous offre chaque jour, même si un moment cela ne vous semble pas suffisant. Aidez-vous, aimez-vous !

Soyez bénis dans le cœur des Anges !

Ange Diri

Et que la Lumière nous accompagne pas à pas !

Comment laisser être la vie ?

Comment laisser être la vie ?

 

En ce moment je me pose beaucoup de question sur le laisser être. Pour moi, pour mes enfants, ce n’est déjà pas simple. Et quand je vois dans quel état nous sommes en train de mettre notre planète je me pose encore plus de questions. Après avoir passé un bon moment à méditer à ce sujet, j’ai décidé de poser la question à l’intéressée : la Vie… Voici sa réponse :

« Je vais te raconter une histoire.

Il était une fois, un petit moineau persuadé qu’il était né pour sauver le monde. Tout le monde le raillait. Lui, si petit, que pourrait-il bien faire pour sauver le vaste monde ? Petit moineau se découragea, pourtant, au fond de lui, il était sûr que c’était possible, il voulait croire à son histoire. Il était là pour ça. Alors le petit moineau décida de suivre sa route. Il quitta ceux qui doutaient de lui et chercha des gens, animaux ou autres qui croiraient en lui.

La première personne qu’il rencontra fut un hérisson. Il s’était fait mal à la patte et avait bien du mal à se déplacer. Le petit moineau lui proposa de regarder sa patte et il y trouva une vilaine écharde. Avec son petit bec, il n’eut aucune difficulté à lui enlever. Tout de suite, le hérisson se sentit mieux. Petit moineau laissa éclater sa joie en une joyeuse trille qui mit du baume au cœur du hérisson. En effet, celui-ci était triste, comme il était blessé, il avait perdu sa famille de vue et ne savait plus où la chercher.

« Aucun problème lui dit le petit moineau. Je vais voler pour toi à leur recherche et ensuite je te guiderai vers ta famille.

– Tu peux vraiment faire ça, toi, si petit ?

– Bien sûr je peux, regarde  » Et il s’envola !

Petit moineau vola à droite, à gauche, voleta entre les arbres et dans les hauteurs du vent frais. Nulle trace d’une famille de hérissons. Il allait baisser les ailes quand on attention fut attirée par des pleurs. Interloqué, il descendit vers le sol et aperçut un autre moineau blessé. Son aile semblait mal en point. Le petit moineau se demandait bien ce qu’il pouvait faire pour l’aider, il se sentit soudain inutile. Il s’agissait en fait d’une jeune demoiselle moineau, et sans la protection d’un arbre, elle risquait de ne pas passer la nuit. Sans compter qu’il n’avait pas réussi non plus à retrouver la famille de son ami hérisson. A défaut de mieux, il proposa à la jeune dame de se poser sur un lit de feuille qu’il lui prépara et alla chercher le hérisson pour qu’ils trouvent une solution tous ensembles.

Quand ils furent réuni tous les trois, le jour tombait. Le hérisson proposa de creuser un petit terrier confortable où ils pourraient tous s’installer. Cela semblait tellement étrange aux deux oiseaux qu’ils ne savaient que dire. Mais le hérisson commença son ouvrage, et avant la nuit, les trois amis furent installés en sécurité. Petit moineau désespérait. Il voulait sauver le monde et le voilà bloqué sous terre avec un hérisson perdu et un moineau à l’aile cassée. Il était minable. Tout cela le dépassait. Pourquoi donc avait-il cru qu’il pourrait sauver le monde ? Après avoir tourné la question dans tous les sens, il finit par s’endormir.

Le lendemain matin, le petit moineau se sentait mieux, il avait fait un drôle de rêve pendant la nuit. Un étoile lui avait parlé de son avenir et même s’il ne se souvenait pas de tout, il sentait que l’espoir était revenu dans son cœur. De joie, il se mit à chanter de tout son cœur. Réveillant ses amis, il sortit de leur cachette et sauta dans l’herbe à la recherche de nourriture. Son cœur était joyeux et léger et il continua son chant lumineux. A ses côtés, le hérisson et la petit femelle moineau ne bougeaient pas, se contentant de l’écouter bouche bée. Jamais un moineau n’avait chanté comme lui ce matin. Son chant réchauffait les cœurs, illuminait les esprits, apaisait les peurs et les souffrances. Ses deux amis n’en revenaient pas tant ils se sentaient bien. Soudain le petit moineau remarqua l’attitude de ses amis, puis il vit aussi d’autres animaux autour de lui qui semblaient l’écouter en silence. Intimidé, il se tut.

– Comment fais-tu ça ? Lui demanda le hérisson

– Faire quoi ?

– Nous rendre si heureux, rien qu’en chantant !

Alors petit moineau regarda tous les animaux présents les uns après les autres et il les vit tous hocher la tête approuvant les paroles du hérisson.

– Mais je ne sais pas comment je fais, je chante, je suis heureux, c’est tout !

– Tu es un véritable magicien, affirma une belette tout proche, je me sentais énervée ce matin et maintenant je suis toute apaisée.

– Moi j’ai eu peur après avoir croisé une voiture sur la route et voilà que je me sens en sécurité à nouveau depuis que j’ai entendu ton chant rajouta un écureuil.

Petit moineau très gêné, remercia tout le monde et recommença à picorer dans l’herbe. Il n’en revenait pas. Que s’était-il passé ? Chacun finit par repartir à ses occupations et les trois amis se retrouvèrent à nouveau seuls.

– Arrêtez de me regarder comme ça, je n’ai fait que chanter !

Pourtant dans son cœur, il comprenait bien que quelque chose d’important venait de se produire. Il devait s’entraîner et essayer de chanter le plus beau chant du monde. Alors chaque jour, petit moineau s’entraîna. Il continua à chercher la famille du hérisson, en vain, s’occupa patiemment de son amie à l’aile blessée jusqu’à ce qu’elle guérisse et il chantait, chantait, chantait, cherchant la note juste, la vocalise parfaite. Mais la magie n’opérait plus. Plus jamais les animaux ne s’arrêtèrent en extase devant son chant.Pourquoi ? De nouveau il eut l’impression que personne ne pouvait le comprendre et un matin, il décida de repartir à la recherche de gens qui croiraient en lui. Il dit adieu à ses amis. Ceux-ci furent tristes de sa décision. Mais petit moineau ne pouvait décemment pas rester auprès de gens qui ne croyaient pas en lui. Alors son amie, dont l’aile était guérie lui fit remarquer :

 » Mais est-ce que tu crois en toi ? »

Le petit moineau en fut abasourdi. Comment osait-elle ? Bien sûr qu’il croyait en lui, c’était bien pour ça qu’il partait, pour prouver au monde qu’il avait raison !

« Mais, répondit-elle, tu m’as sauvé, sans toi je serais sûrement morte à l’heure qu’il est, alors que je peux à nouveau voler. Grâce à toi et à hérisson que tu m’as fait rencontrer, j’ai changé mon monde, je me suis adaptée et maintenant je me sens plus forte que jamais !

– Moi aussi tu m’as sauvé; surenchérit le hérisson, tu as soigné ma patte, et alors que je me croyais perdu, tu m’as offert un foyer et une famille. Ne pars pas s’il te plaît !

– Je vous ai peut-être sauvé, répondit le petit moineau, mais je dois sauver le monde, vous comprenez ? Vous n’êtes pas le monde !

Le petite femelle se retourna et s’envola en pleurant. Le hérisson le regardait, déçu. Petit moineau n’en tint pas compte, il s’envola vers un nouvel horizon. Il vola, s’arrêtant à peine, une nuit, un jour, une nuit encore et un matin, il se retrouva face à une immense étendue d’eau. Il aperçut un héron non loin de là, ainsi que plusieurs mouettes. Alors il testa son chant. Rien ne se produisit. « Ils ne comprennent rien » pensa-t-il, alors il longea la côte à la recherche d’êtres qui le comprendraient. Cela dura une année. Une année à essayer ses meilleurs chants, ses plus belles vocalises sans jamais toucher qui que ce soit. Il était de plus en plus désespéré. Que lui avait donc dit l’étoile de son rêve pour que son chant ce matin là soit si magique ? Et soudain, il se souvint. Elle lui avait dit qu’il chercherait longtemps à l’extérieur ce qu’il avait depuis toujours dans son cœur. Et que le jour où il ferait enfin le lien entre l’intérieur de son cœur et ce que la vie lui offrait à l’extérieur, alors il serait en mesure de sauver son monde. C’est ce qui l’avait rendu si heureux ce matin là, de savoir qu’il y arriverait. Comment avait-il pu oublier cela ? Pourquoi avait-il cherché à faire les plus belles vocalises possibles ? La magie ne venait pas de la technique, elle venait de son cœur ! Et son cœur, c’était… c’était… Mais oui, c’est cette jeune demoiselle moineau qui avait fait battre son cœur ainsi, c’est son ami le hérisson qui leur avait créé un abri, c’est la nourriture qu’il picorait dans l’herbe joyeusement avec ceux qu’il aimait. Comment avait-il pu louper tout cela ? Il devait rentrer. Tant pis s’il ne sauvait pas le monde, tant pis s’il ne faisait pas les meilleures vocalises du monde. Sa place était auprès de ceux qu’il aimait. Mais n’était-ce pas trop tard ?

Il vola jour et nuit, nuit et jour. Un an, c’est loin pour un moineau, mais son cœur le guidait. Enfin il retrouva la côte, puis la forêt, puis l’arbre. Il avait peur. Si peur. Alors il pensa à ses amis et il entonna un chant tout doux, le chant de son cœur, un chant qui demandait pardon, un chant qui parlait d’amour, un chant d’éveil. Il ne savait toujours pas si ses amis étaient encore là, mais il sentit des animaux s’approcher et écouter, comme au premier jour. La magie était là, il ouvrait son cœur. C’est alors qu’il l’entendit : d’abord timide, un voix lui répondait. Elle semblait triste, puis en colère, puis plus douce et aimante. La petite femelle moineau le rejoignit sur sa branche et le regarda dans les yeux. Ce qu’il vit le fit frissonner jusqu’au bout de ses ailes. L’amour venait de le sauver. »

Et que la Lumière nous accompagne pas à pas !

Parfois j’en ch… mais ça m’éclate !

Parfois j’en ch… mais ça m’éclate !

Certains jours, je me réveille de mauvaise humeur, je ne supporte rien et surtout, surtout je suis en colère ! une colère qui me bloque et m’empêche de faire quoi que ce soit de positif. Et ces jours là, je sais très bien que si je ne m’occupe pas de cette colère, je vais me faire avoir et tourner en boucle pendant des heures dans un état d’esprit qui ne m’amènera rien de bon. Alors dès que je peux, je me pose, je prends mon cahier et j’écris. Ce matin je suis emplie de colère, face à un comportement qui m’insupporte et j’ai besoin d’exprimer mon ressenti pour comprendre ce qu’il a à me dire. Je me suis trouvée soudain face à cette partie de moi qui croit que tout lui est dû, mais que je ne laisse pas s’exprimer, parce qu’elle n’a pas le droit de vivre. Ces mots très durs sortent : (suite…)

La jeune fille et le marchand…

La jeune fille et le marchand…

« Bonjour mon enfant. Moi la Source de toute vie en toi je te salue du plus profond de ton cœur où je me trouve. Je viens aujourd’hui te raconter une histoire pour que tu prennes conscience de ta Lumière.

Il était une fois, dans un pays lointain, une jeune fille qui s’appelait Émeline. Elle avait le teint pâle et les traits fins, et sa beauté était connue de tout le pays. Mais voilà qu’un jour, un riche marchand, rageant de ne trouver un bon parti pour sa fille bien moins belle, décida de s’en prendre à Émeline. (suite…)

Un conte pour garder l’espoir !

Un conte pour garder l’espoir !

Princesse en devenir

Avez-vous déjà lu des contes ? Vous allez me dire, oui quand j’étais enfant, j’en ai lu ou j’en lis encore à mes enfants, puis arrive un jour où les contes sortent de notre vie, sans qu’on en prenne vraiment conscience. Pourtant, quelle magie dans les contes, quels merveilleux messages à partager et à intégrer ! Tous les contes peuvent être lus à plusieurs niveau et quand on y réfléchis bien, une véritable sagesse se cache derrière les histoires pour enfants.  (suite…)