Chers amis !

Je vis des temps difficiles en ce moment. Sans doute un choix que j’ai fait inconsciemment et dont je peine à sortir ! Pourquoi je vous dis cela ? Certainement pas pour me plaindre. Peut-être juste déjà pour le reconnaître. Me montrer vulnérable, reconnaître cette faiblesse en moi pour qu’elle cesse de prendre toute la place et me laisse l’accès à ma force.

Ce que je souhaiterais surtout partager avec vous aujourd’hui, c’est que la foi a une grande importance dans ces moments-là. Non, pas la foi en Dieu ou suivant les dogmes d’une religion, juste la foi que les choses vont évoluer dans le sens de la Vie, parce que la Vie reprend toujours le dessus. Libre à nous de l’accompagner ou non. La foi n’empêche pas la difficulté, elle n’empêche pas de souffrir, mais elle est une lumière dans la pénombre.

Quand une situation semble inextricable, comme pour moi en ce moment, je garde ma foi comme une lanterne au loin qui me dit : c’est possible. Et je reviens aux basiques de ma vie: j’ai un toit, des enfants en bonne santé, de quoi manger. Alors je remercie pour cela. Et je remercie pour chaque cadeau que la vie me tend, un soutien, une attention, un partage, même juste un sourire !

Parfois je m’abandonne au découragement, mais je peux me le permettre. Je relâche ainsi mes tensions en gardant ma lanterne allumée dans un coin de mon esprit. Savez-vous que dans les pires moments vous avez le droit de vous sentir découragé? Vous verrez que si vous vous l’autorisez, il durera moins longtemps, juste parce que vous l’avez reconnu. « Et je dirais même plus, mon cher Dupond », vous avez le droit de vous autoriser tous les jours un temps de découragement. Ensuite, vous lui dites : « ça suffit pour aujourd’hui, maintenant je vais aller écouter ma force et mon courage pour voir ce qu’ils me proposent et je reviens te voir demain. »

Je me souviens d’un jour, il y a plusieurs années, où je me suis couchée un après-midi, déprimée, fatiguée, profondément triste, en décidant que je me lèverais seulement si j’en avais envie – pas par obligation…et bien vous savez quoi ? Cela n’a pas duré plus que le temps d’une sieste. L’envie de bouger est revenue, simplement parce que je m’étais autorisée à ne pas bouger. J’avais écouté mon besoin, celui de ne rien faire. et non la culpabilité de « oh là là je dois m’occuper des enfants, mère indigne ! »

La foi, c’est ce qui me permet de tenir dans la difficulté. La foi et aussi l’amour.

Ecouter ce besoin a sans doute été le premier geste d’amour que je me suis octroyé de toute ma vie. Une véritable attention de répondre à un besoin profond. Depuis, j’essaie d’être plus attentive à mes besoins. Ce n’est pas toujours évident. Par exemple, il peut arriver qu’on ait besoin d’être rassuré. Et bien ce n’est pas simple car on imagine – heu, je vais être honnête – J’AI toujours imaginé que j’avais besoin de quelqu’un d’autre pour me rassurer, vous savez le genre grand beau et fort ! Alors si personne n’est disponible pour répondre à mon besoin, je suis bien dans la… panade ! Bien sûr, c’est toujours en soi qu’il faut chercher ce dont on a besoin. Notre besoin relationnel ne doit pas être basé sur un besoin de compensation pour être juste, sinon nous serons toujours déçus – trop de besoins dans ce paragraphe décidément ! Mais comment trouver en nous la sécurité quand justement on a la sensation d’en manquer ? Mystère…

Comme les Guides m’ont toujours dit : « tu as besoin d’une énergie? Appelle-la ! » Voilà la formule que j’utilise :

Du point le plus profond de mon être, j’appelle la Source de ma sécurité et de ma confiance en moi à se révéler »

A répéter trois fois, minimum. Cela fonctionne un temps, puis les habitudes reprennent le dessus. Quand je m’en rends compte, je recommence ! C’est comme un jeu : j’y pense et puis j’oublie, c’est a vie c’est la vie… Oups, je m’égare ! Cette formule peut-être utilisée pour appeler n’importe quelle énergie, la force, la joie, l’organisation, la douceur, la sérénité, etc. Ce dont vous avez besoin !

Reconnaître ses besoins et y répondre est vraiment un premier pas sur le chemin vers l’amour de soi, sans se trouver d’excuse – oui mais mon fils a besoin de moi – oui mais mon mari veut que je l’aide – oui mais le ménage ne va pas se faire tout seul… EXCUSES ! Si vous répondez à vos propres besoins, vous serez plus disponible pour répondre aux besoin des autres, ou même pour faire le ménage. Parole de thérapeute 😉 Il s’agit d’être progressivement un soleil. Nourrissez vos besoins et vous rayonnerez vers les autres une énergie qui les rendra libres, car vous ne serez pas en attente vis-à-vis d’eux.

Tout cela se passe dans notre cœur. Savez-vous que ce sont les neurones de notre cœur qui commandent au cerveau ? Tout part du cœur, il sait ce dont nous avons besoin. Incroyable, n’est-ce pas ? Alors si au lieu de réfléchir avec notre tête, nous commencions à réfléchir avec notre cœur ? Car il a un énorme avantage notre cœur: il ne nous juge pas. Il ne juge pas nos besoins. Je crois que si je jugeais moins mes besoins, j’y répondrais plus facilement. Mais combien de fois me suis-je dit : « pas approprié », « pas possible », « j’ai mieux à faire » – on se demande ce que ça peut-être « mieux » d’ailleurs…Les jugements incessants que je porte sur moi me coupent du champ des solutions.

Hey en parlant de solution, vous avez remarqué ? Je vous raconte tout ça, donc je connais toutes les solutions. La grande question est donc : mais pourquoi est-ce que je ne sors pas de ces difficultés? Qu’est-ce que j’en attends en vérité – consciemment ou non ? Que me montrent-elle ?  Ce sont les questions à se poser quand les difficultés persistent. Ma réflexion personnelle m’a menée sur les chemins de ma peur, une peur que je n’avais pas encore reconnue. Je l’ai écoutée, accueillie, remerciée d’être là, rassurée – non je ne vais pas prendre de risques inconsidérés – non je ne vais pas me mettre en danger. Et je lui demanderai son avis à chaque nouveau pas. J’écouterai sa prudence et je lui apprendrai la confiance.

Toute cette réflexion a-t-elle été utile ? Oui, aussi incroyable que cela puisse paraître, les difficultés commencent à décroître, les solutions se présentent. Certaines temporaires, d’autres durables; ça bouge !

Poser ses priorités, garder la foi, demander et remercier, oser écouter tous les messages de nos difficultés. Voilà le chemin, mon chemin. Un dernier point a été déterminant dans mon histoire: j’ai osé en parler, j’ai osé demander de l’aide, à mes amis, ma famille, et j’ai accueilli l’aide que l’on m’a apporté. Cela a été- et est encore- mon chemin de guérison. Ma leçon de vie.

 

Le Sage aux yeux d’or

Et que la Lumière nous accompagne pas à pas !