« Bonjour mon enfant. Moi la Source de toute vie en toi je te salue du plus profond de ton cœur où je me trouve. Je viens aujourd’hui te raconter une histoire pour que tu prennes conscience de ta Lumière.

Il était une fois, dans un pays lointain, une jeune fille qui s’appelait Émeline. Elle avait le teint pâle et les traits fins, et sa beauté était connue de tout le pays. Mais voilà qu’un jour, un riche marchand, rageant de ne trouver un bon parti pour sa fille bien moins belle, décida de s’en prendre à Émeline. Le père de celle-ci, un homme humble et aimant, ne vit pas venir la catastrophe. Le riche marchand profita de l’incrédulité de l’homme et lui proposa d’offrir à sa fille une très bonne éducation en l’honneur de sa beauté. Malheureusement la réalité fut très différente. Quand la jeune Émeline partir confiante vers sa destinée, elle ne se rendit pas compte qu’elle tombait dans un piège. La voiture du marchand roulait depuis des heures quand soudain il s’arrêta, empoigna Émeline et la ligota. Il m’emmena chez lui et l’enferma dans une cage. La pauvre enfant pleurait toutes les larmes de son corps, mais même ainsi elle était encore belle : « Maître Marchand, pourquoi me faites vous du mal ? Je ne suis qu’une innocente enfant ! » s’écria-t-elle. Mais le marchand fit la sourde oreille. Il avait décidé d’envoyer Émeline sur un marché aux esclaves, loin, très loin de son père.

Cependant la jeune fille continuait de pleurer et de supplier le marchand. Si le problème était sa beauté, elle préférait être défigurée plutôt que vendue comme esclave. Le marchand s’en moquait bien. Ce qu’il voulait, c’est qu’elle disparaisse du pays. Alors, sentant que pleurer était vain, la jeune Émeline s’assit dans sa cage et se mit à chanter pour se réconforter.  Son chant était si doux et si paisible qu’il finit par endormir tout le monde autour d’elle. « Et bien me voilà bien avancée, se dit-elle, les gens dorment, mais je suis toujours enfermée dans ma cage. En sécurité, mais prisonnière.. Quelle drôle de situation ! » Pourtant voilà que quelqu’un frappa à la porte de la demeure du marchand. « Entrez » répondit-elle du fond de sa cage, ignorant si elle pouvait être entendue. Des bruit de pas lui firent comprendre qu’une personne était entrée. « Y a-t-il quelqu’un de réveillé dans cette demeure? entendit-elle d’une voix grave. – Je suis là, dans la cage sur votre droite ». Le jeune homme fit quelques pas et aperçut Émeline. « Mais que faites-vous donc dans une cage et que se passe-t-il dans cette maison ? » Et Émeline de lui raconter son histoire.

Vous êtes une enchanteresse ! Votre chant est magique et extraordinaire

Le jeune homme écouta sans l’interrompre, puis il lui dit : « Vous êtes une enchanteresse ! Votre chant est magique et extraordinaire. – Peut-être, mais je suis toujours prisonnière, et ces hommes vont bien finir par se réveiller et m’envoyer à l’autre bout du monde pour y être vendue ! – Je m’y opposerai formellement ! J’étais venu acheter des étoffes à cet homme, mais je crois qu’il ne mérite pas de faire affaire avec moi. Permettez-moi  de vous sortir de là.  » Après avoir cherché un peu, il découvrit le trousseau de clés et pu ouvrir la cage. Il ligota ensuite le marchand et ses acolytes toujours endormis et prévint les forces de l’ordre de l’horrible forfait dont ils étaient coupables. Puis il raccompagna Émeline à son père. Celui-ci fut désespéré de la tournure des événements et il ne savait comment remercier l’homme qui était venu au secours de sa fille. Le jeune homme lui répondit : « Permettez-moi simplement de protéger votre fille et sa beauté, afin que si un jour elle le désire, je puisse l’épouser ».

La morale de cette histoire est que si vous vous laissez emporter par les tracas du monde, votre vie ne vous mènera à rien de bon. Mais lorsque vous écoutez votre cœur et exprimez ce qui vous anime vraiment, alors la vie vous offre les moyens de grandir de la plus belle manière qui soit. La jeune Émeline, le père, le marchand et le jeune homme sont des parties de vous que vous devez connaître, mais libre à vous de choisir à qui vous vous identifiez le plus. Vous avez ce choix à faire pour chaque situation. Alors faites le bon choix ! »

 

Je me suis demandée, après l’avoir relu, comment ce texte pouvait nous faire prendre conscience de notre Lumière. Peut-être s’agit-il simplement du choix que nous faisons chaque jour de la reconnaître ou non. Laissez-vous librement votre Lumière s’exprimer ou avez-vous tendance, comme la marchand à vouloir la faire disparaître ? Savez-vous la reconnaître lorsqu’elle se présente à vous comme le jeune homme ? Où avez-vous tendance à vous laisser berner comme le père? Où en êtes-vous avec votre Lumière ? Je reconnais pour ma part ne pas la voir dans toutes les situations et bien trop souvent encore je me laisse emporter par les tracas de la vie. Sans doute la Lumière qui m’habite nécessite-t-elle plus d’attention et de reconnaissance. Juste un choix à faire !

Et que la Lumière nous accompagne pas à pas !